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La Locale
 

Communique de presse

par Le: 25/10/12
fr.squat.net

Communiqué de presse du Comité de soutien à l'Allant Vers



1) Manifestation contre l’expulsion de l’Allant Vers

Ce vendredi 19 octobre 2012, de nombreux sympathisants de l’Allant Vers se
sont invités à la mairie de St Girons pour protester contre l’expulsion
du 16, rue de la République appartenant à la municipalité et inoccupé
depuis des dizaines d’années. C’est devenu une habitude, un important
déploiement des forces de l’ordre les attendait en écho aux forces
disproportionnées mobilisée pour murer l’Allant Vers. Des activités n’y
étaient pourtant plus menées que trois fois par semaine en l’attente de la
réponse de la mairie au dossier de demande de bail que le collectif avait
déposé à la demande de l’adjoint aux finances, M. Tourné, au mois d’août
dernier.

Il a fallu plus d’une heure de face à face dans le hall de la mairie entre
les manifestants et la gendarmerie pour que le Maire de St Girons reçoive
une délégation, assisté de l’omniprésent directeur des services, M.
Philippe Jusiak. Au-cours de cette entrevue, il est apparu que le Maire de
St Girons n’avait pas eu connaissance du dossier remis par le collectif
l’Allant Vers à la demande de son adjoint. Il semble bien qu’en fait toute
l’affaire ait été gérée par Philippe Jusiak profitant d’une certaine
vacance du pouvoir politique durant tout l’été. Nous nous demandons
sérieusement si, à St Girons comme partout en Europe, le pouvoir n’est
pas, sous couvert des élus, désormais exercé par une technocratie sans âme
qui n’a logiquement que la répression à opposer aux revendications des
citoyens tentant de s’organiser face à la tiers-mondisation du continent.
Et en ces temps d’expulsion du CREA à Toulouse, des camps de Roms et du
bocage nantais, il semble que la politique du tout répressif fasse des
émules à St Girons.
2) Le technocrate et l’ancien militant

Les propos hors-sujet tenus par Philippe Jusiak, nonobstant son devoir de
réserve, lors de cette entrevue, concernant le RSA ou sa conception
néolibérale des contrats (un contrat de travail serait un « partenariat »
entre l’ouvrier et le patron, de même un contrat de bail serait un
« partenariat » donnant droit de regard sur les activités du locataire !)
ne sont pas pour nous rassurer. Quant au Maire, il a paternellement fait
part de sa compréhension, eu égard à ses états de service dans
« l’illégalité » au temps des radios pirates, mais sur le mode « fin de
l’histoire » : je vous empêcherai de faire ce que j’ai fait au nom de la
loi ! Alors qu’il ne lui appartient que de légaliser. Tout se passe comme
si la génération actuellement aux commandes s’employait à tuer dans l’œuf
tout renouvellement des formes d’organisation sociale, n’attendant que
d’éteindre la lumière en partant en laissant crever les générations
suivantes dans une Europe en putréfaction...

3) Un Conseil municipal sous-informé

Lors du conseil municipal du 22 octobre, la question du destin du dossier
remis par le collectif et ses soutiens a été mise à l’ordre du jour par un
élu du PCF. Aucun des conseillers municipaux n’avait semble-t-il eu vent
de cet avant-projet, pas plus le Maire qui en avait pourtant au moins
appris l’existence le vendredi précédent.

Il ignorait donc que ce dossier estimait, afin de continuer sereinement
des activités mises en place depuis plus de deux mois sans trouble à
l’ordre public ni accident : « Pour ce faire, et sur la base de
l'expérience de ces deux derniers mois, il faut désormais :

-Surseoir à l'expulsion.
-Négocier un bail afin de dégager la responsabilité de la mairie et
assurer la sérénité du collectif. »

L’intervention du Maire évoquant un collectif « refusant tout
conventionnement » passait donc superbement sous silence la demande de
légalisation (et non de subvention) par l’octroi d’un bail. Quant aux
raisons de sécurité, il est évident qu’on n’attend pas deux mois après un
jugement pour expulser un bâtiment « dangereux » pour ses occupants. Toute
la procédure engagée par la mairie sans avoir tenté d’ouvrir un dialogue
avec les occupants était donc cousue de fil blanc. Malgré la demande de
deux élus d’opposition, le Maire a refusé de donner la parole aux membres
du collectif et du comité de soutien présents dans le public clairsemé du
Conseil municipal, arguant que « le dialogue continue » !

4) Le fantôme de Gaston Massat

Inutile de s’appesantir sur l’intervention de l’adjointe à la culture
Francine DOUILLET-SOUM qui, avec des trémolos dans la voix, a accusé le
collectif (qualifié de « gauchiste » à l’issue de la séance auprès d’une
membre du Comité de soutien) d’avoir « insulté » la population de
Saint-Girons en ayant affiché: « Une vie riche, pas une vie de riche »,
estimant que la population St Gironnaise était traitée de « riches » ! Le
moins qu’on puisse dire est que la maîtrise de la sémantique par une
adjointe à la culture, connue pour avoir tenté d’interdire un livre de
Gaston Massat à... la bibliothèque Gaston Massat, laisse pour le moins à
désirer. Et que sa conception bigote de la culture ne peut qu’encourager
le collectif à vouloir mener ses activités culturelles en toute
indépendance ! Quant à la population de St Girons, à laquelle elle semble
s’être identifiée tout entière, rappelons qu’une pétition de soutien à
l’Allant-Vers a recueilli des centaines de signatures, à la différence de
celle mise en avant dans la presse par le représentant local du Modem.


5) Des revendications qui n’ont pas changé

Toujours est-il que le Comité de soutien à l’Allant Vers demande l’examen
de la proposition de légalisation de l’occupation du 16, rue de la
République sur base de l’avant-dossier qui a été remis aux élus, si
toutefois M. Jusiak avait l’amabilité de le sortir du tiroir où il l’a
manifestement enfoui.

La Mairie avait mis comme préalable à toute négociation l’évacuation des
lieux : il semble que cette condition soit désormais remplie. Par ailleurs
le Maire a indiqué qu’il n’avait pas le moindre projet d’affectation de ce
bâtiment. Nous demandons donc la mise à disposition des lieux au bénéfice
de l’Allant Vers dans des formes qui dégagent la responsabilité de la
mairie.

Saint-Girons, le 23 octobre 2012

Le Comité de soutien à l’Allant-Vers


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